Peut-on manger futé?

September 10th, 2008

Peut-on manger futé?

Parue dans la revue Tabula

Bien des gens prennent comme une fatalité la lente décrépitude de leur cerveau. Du simple point de vue physiologique, on constate une très légère réduction du volume cervical, une activité amoindrie des neurotransmetteurs ainsi qu’une baisse de la production de protides par le corps.

Notre cerveau ne dirige pas seulement notre rapport à l’alimentation en indiquant les sensations de faim, de soif et de satiété. Il dépend, lui aussi, de l’alimentation et de sa qualité pour remplir ses fonctions et fournir des prestations. Les sportifs le savent depuis longtemps: le succès passe par l’estomac. Les organisateurs de réunions de travail et les responsables des séminaires dans les hôtels considèrent de plus en plus que le succès d’une rencontre dépend aussi de la qualité de ce qu’on y mange. Et ne parlons pas du plaisir et de la détente que procure un bon repas pour récupérer, donc pour requinquer ses capacités intellectuelles. Comparable à l’alimentation appropriée d’un sportif, celle qui s’adresse au cerveau est, avant tout et de façon peu spectaculaire, un mélange équilibré de grande valeur.

On peut ausculter l’influence de la nourriture sur notre centrale à pensées à deux niveaux:

• Quels sont les facteurs qui constituent une condition de base pour le développement structurel du cerveau?

• Quelles sont les substances alimentaires essentielles pour le travail réel du cerveau, c’est-àdire l’enregistrement des informations, leur transformation et leur stockage, en clair penser, apprendre et se souvenir?

Un bon départ dans la vie

C’est entre le milieu de la grossesse et la fin de la deuxième année que le cerveau grandit le plus rapidement. C’est donc durant cette période qu’il doit être suffisamment alimenté.

Les Prix Nobel ne doivent, certes, pas leur génie à la cuisine de leur mère car l’intelligence innée d’un individu ne peut pas être améliorée, même avec l’alimentation la plus appropriée. En revanche, la carence de certaines substances nutritives peut, suivant les circonstances, déboucher sur l’affectation à long terme de ses capacités.

Les capacités visuelles et cognitives dépendent avant tout des acides gras poly-insaturés, par exemple l’acide gras omega-3 DHA. Quelque 60% de l’ensemble des acides gras de la rétine et 40% des acides gras poly-insaturés du cerveau dépendent du DHA. Si la femme enceinte prépare ses repas avec de l’huile de colza et si, une ou deux fois par semaine, elle mange du poisson de mer (gras) comme du hareng ou du saumon, l’enfant à naître est convenablement pourvu en DHA. Après la naissance, tant le lait maternel que presque toutes les poudres de lait destinées aux nourrissons en contiennent.

Le manque de fer peut aussi provoquer des troubles du développement psychomoteur du nourrisson. Voilà pourquoi une femme enceinte devrait régulièrement contrôler qu’elle est suffisamment pourvue en fer. Comme les réserves de fer que le bébé a emmagasinées dans le ventre de sa mère sont épuisées au plus tard au bout de six mois d’allaitement, il faudrait enrichir sa bouillie avec de la viande en purée. Les bébés qui ne sont pas allaités reçoivent suffisamment de fer car ces substances minérales sont ajoutées aux préparations lactées pour nourrissons. L’iode est également très important pour la maturation du cerveau. C’est pourquoi les futures mères devraient assaisonner leurs mets avec du sel iodé et manger régulièrement du poisson de mer.

Après deux ans, les substances minérales et les cocktails de vitamines n’ont tout au plus que des effets positifs sur les capacités s’il y a eu des carences auparavant.

Lire le reportage en format PDF

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Dr Bergeron parle du Programme NeuroActive 4.1

July 11th, 2008

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Article: Comprendre le cerveau : l’interprétation en question

July 11th, 2008

Publication original : Par Rémi Sussan le 22/11/07 sur internetactu.net

Il ne se passe pas une semaine sans qu’une publication, scientifique ou non, ne nous informe de progrès dans le domaine de l’imagerie médicale. Cela ne va pas sans créer espoirs et terreurs peut être un peu disproportionnés. Sera-t-il possible enfin de comprendre demain comment l’on pense, d’accroitre notre connaissance de nous-mêmes. ou sommes-nous en train, sans nous en apercevoir, de tomber sous l’influence de politiciens et de marketeurs sans scrupules, servis par des neuroscientistes sans conscience, manipulant nos croyances, nos choix, nos désirs, le regard fixé sur les images de nos cerveaux ?

Aussi fascinantes que soient ces questions, il se peut qu’elles soient quelque peu prématurées. Il semble bien que les expériences de “lecture dans le cerveau” soient loin d’être concluantes, et que le “neuromarketing” ne soit précisément rien d’autre que du … marketing au service du financement des neurosciences.

En lire plus sur internetactu.net

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